News from Tenerife 2023

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Blog - vie

Mercredi 4 janvier, jeudi 5
j'ai rendez-vous avec un ami à la gare de Bordeaux vers 18h30. Nous nous renseignons pour les navettes qui vont à l'aéroport afin de savoir combien de temps nous avons à partager, mon enregistrement débute à 5h. Nous nous entendons pour la dernière navette qui part vers 1h. Apéro copieux, Charles souhaite que je reste plus longtemps avec lui et propose de m'aider à payer le taxi, j'accepte sa proposition. De nombreuses discussions animent notre soirée. Charles prend des cours de comedie depuis un an, et nous ne nous sommes pas vus depuis 4 ans. Nous mangeons, puis je m'endors vers 3h30 ayant pris soin de mettre un réveil, cependant je l'avais mis un peu tard. 5h15, bip bip...  mince ! Charles m'accompagne au taxi de la gare il est 5h30 et j'ai 30 minutes de course. 7h30 je suis dans l'avion, décollage ! Je n'apprécie guère cette canette de métal qui flotte dans les airs. Côté hublot, j'observe l'océan au-dessus des nuages puis je m'endors n'ayant pris jusqu'à lors que très peu de sommeil et étant encore quelque peu éméché des verres de vodka de nos retrouvailles. 3h30 de vol... J'apprécierais l'atterrissage car ça aurait été quand même fort dommage de rater la vue de ces terres volcaniques. Ma voisine me recommande Los gigantes, Punta del teno, et Teno Alto pour leurs paysages et possibilités de randonnées. Terre ferme - bus en direction de Santa Cruz. Courte halte bien qu'il aurait fallu m'y attarder pour acheter une cartouche de campingaz n'ayant pu en prendre avec moi dans l'avion. direction San Andres et sa plage artificielle. Il fait beau. Je tourne un peu dans la ville et dans ses hauteurs. retour à la plage, le soleil se couche, il me faut dormir... C'est calgabata des rois mages, demain c'est vendredi férié et souvent la fête pour tout le weekend... le chien du jeune allemand que j'ai pour voisin aboie après son bâton, je me décale. Une tente non autoportante sur le sable c'est compliqué, mais enfin je finis par m'endormir. Je suis réveillé par ma nouvelle voisine italienne qui tape sur ma tente, elle veut une cigarette. Je m'apercevrai le lendemain matin qu'elle en avait fait sauter les sardines de la light tent. Quelle conne !
Vendredi 6 janvier
je prends le bus pour Almaciga. Reconnaissance des lieux, un petit tour sur la plage de sable noir avec de fortes vagues, très fréquentées par les surfeurs. 16h la montagne commence à effacer le soleil sur la plage, je décide de me rendre dans les hauts de l'Anaga. Le sentier menant à la pointe de l'Anaga est fermé car il se trouverait relativement dangereux. les pentes sont raides et il y a de fortes érosions dans la région... j'emprunte le chemin qui mène à un croisement de sentier nommé Cruz del draguillo. Je n'aurais pas le temps d'atteindre la croix, je décide donc de poser mon refuge pour la nuit, la vue est des plus belles, je m'endors après un frugal repas. La nuit est particulièrement calme même si j'entends parfois les avions passant aux larges des côtes depuis ces montagnes si singulières. C'est la pleine lune ou presque, en tout cas la lueur de cette dernière me réveille et j'en suis fort surpris. je dormirai toutefois très bien cette nuit, c'est ma meilleure nuit jusqu'ici du reste...
Samedi 7 janvier,
il est 9h et je commence ma marche pour rejoindre la croix, je peux aller à Chamorga ou redescendre à Benijo par un autre chemin. Benijo est le petit village qui se trouve après Almaciga où je suis arrivé hier, la végétation sur le sentier est dense, le vent souffle, il est un peu froid, je le sens plus fortement encore étant dégoulinant de sueur. sur le chemin en descendant, sur un petit bout de terre plate j'observe une toile de tente posée là, c'est un jeune autrichien d'origine thaïlandaise qui se prénomme Nu. il est avec avec son petit chien qu'il a appelé manouche, Il a trouvé ce petit chiot en Sicile alors qu'il était à un festival.  Arrivé en bas je me pose à nouveau sur la plage d'Almaciga et ne tarde pas à recroiser Nu. Nous décidons d'aller ensemble manger au bar restaurant nommé Drago. Là-bas nous rencontrons un anglais du nom de Oliver. Il vient de faire cette dernière année des reconnaissances dans toute l'Espagne et les Canaries afin d'acquérir un bien, et c'est finalement à Almaciga qu'il a trouvé son bonheur. un petit appartement au bord des falaises avec une guest house qu'il propose à la location. il nous invite à venir chez lui, Nu en profitera pour prendre une douche et laver quelques vêtements. Nous jouons un peu de musique, Oliver est bon guitariste, Nu joue également... je sors l'harmonica, puis une kalimba s'invite, il fait beau. Nous décidons de nous revoir ce soir, Oliver a du travail à effectuer avec un jeune homme polonais qui fait des images pour son activité professionnelle avec un drone et un gros appareil réflex numérique. Nu et moi décidons de passer l'après-midi sur la plage. 19h venu après quelques bières au bar Drago nous rejoignons le restaurant où nous a donné rendez-vous Oliver. Les Polonais sont déjà là, chacun commandant des plats typiques, je mangerai de la chèvre en sauce, très bon. nous buvons copieusement puis rentrons chez Oliver jouer à nouveau un peu de musique jusqu'à assez tard, puis il est l'heure pour nous, Nu et moi, d'aller poser nos tentes sur la plage. Ma tente plantée un peu en pente mon tapis de sol me fera glisser lentement toute la nuit, le bruit des vagues est très fort.
Dimanche 8 janvier
plage puis le soir venu bar. Oliver va chercher sa guitare.  Nous rencontrons deux Italiens, ils ont randonné toute la journée, ce sont des navigateurs Benny et Simon. Quelques bières, des chansons, une autre rencontre avec Mathia et son ami allemand Aaron. Mathia est d'origine italienne, architecte, il est en Allemagne depuis 10 ans bientôt, les connexions se font avec Simon et Benny et les chansons s'enchaînent, c'est la fête ! Le bar ferme, et nous allons chez Oliver, les italiens prépareront un repas, nous boirons encore quelques bières et ferons de la musique, avant d'aller redormir sur la plage. L'océan est déchaîné, j'en serai réveillé à travers l'expression d'un cauchemar.
Lundi 9 janvier
direction Roque de la Bodegas, repas face à l'océan, pas terrible, truc à touriste à la con. J'achète quelques cartes postales puis je retourne à Almaciga, je salue Nu, avant de partir nous échangeons nos numéros et je l'invite à passer me voir s'il vient dans ma région. Je file à Santa Cruz en bus afin de faire quelques emplettes, j'ai besoin d'une bouteille de gaz, de mon médicament anti-acide, de faire le plein d'eau et de nourriture. Je rejoins l'estacion de bus, intercambiador de Santa Cruz. Je décide de me rendre en direction de Teno. Arrêt à Puerto de la Cruz, je recharge mon téléphone dans un bar restaurant, quelques bières... Je n'ai pas faim et file chercher un endroit pour passer la nuit sur la plage.
NOTA BENE : Ne jamais dormir sur la plage de puerto dlc, il y a des rats, des moustiques, et un mec du nom de Christiano qui se ballade en chausson, pyjama, robe de chambre et qui vient te taxer de la bouffe à 2 h du mat'.
Mardi 10, mercredi 11 janvier
je me rends en direction de BUENAVISTA del norte, je me suis fait bouffer toute la nuit par les moustiques, j'en ai des marques bien visibles. Je décide de prendre un bus pour aller visiter la pointe de Teno où se trouve un phare et des coulées de lave biens avancées dans l'océan. il n'y a rien là-bas, rien d'autre qu'une coursive où l'on peut observer le paysage et une petite plage. je bois une bière, fume une cigarette puis retourne à BUENAVISTA del norte. Mon parcours est parsemé de café con leche, café au lait que les français ne savent pas faire, de bocadillos de lomo, petit sandwich chauffé au grill. Je prends la direction de El Palmar dans les hauteurs, parfois par la route, parfois par les sentiers. Une fois arrivé à El Palmar il y a un sentier qui monte à Teno, il est superbe et dur à la fois, ça monte raide, je suis dans les nuages. La route est assez longue mais j'arrive enfin à Teno où je plante ma tente avant que la nuit ne tombe, il pleut  J'aurais fait environ 13 km pour atteindre Teno, chargé de mon sac à dos avec sa réserve d'eau un sac qui environne les 17 kg de poids.Il pleut, parfois fort. Je suis posé sur de la mousse et l'eau remonte dans la tente par capillarité. Je decide de prendre mes affaires et d'aller au village pour m'abriter, laissant ma toile de tente en place. Mon duvet et mes vêtements sont trempés, il y a des toilettes handicapés avec une prise de courant, je recharge mon téléphone et m'allonge sur mon duvet mouillé certes, mais pas aussi froid que les carreaux de céramique. Je m'endors un peu. le jour est levé, je vais plier ma tente et croise un troupeau de chèvres qui vont seules.a elles sont une bonne trentaine, les cloches tintinnent. Une arceau aluminium de ma tente s'est cassé. Ça a dû souffler fort. Il pleut encore. Je decide d'arrêter une voiture, un couple de retraités habitants de Teno me descendent à BUENAVISTA, ils sont compatissants et connaissent bien les aléas météorologiques de leur petit village perché. De BUENAVISTA je me rends a Los Realejos afin de laver et sécher mes affaire dans un lavomatic. Ceci fait, j'attends après le bus, mais je suis tres fatigué et ne sais que faire. Après toutes ces péripéties je décide de passer la nuit à l'hôtel. Radio, Douche, repas, dodo.
Jeudi 12
Bus, arrêt estacion La Orotava, je me fais couper les cheveux par Lazaro, un cubain installé à Ténérife depuis 5 ans. Ça rafraîchi ! Je file me poser dans un camping pour souffler. Il se trouve à Tejina. Un hongrois m'aide à réparer l'arceau de ma tente, il a de l'adhésif, il nous permettra de fixer un raccord du kit de réparation, j'espère que ça tiendra. Le camping se situe au milieu d'une zone de culture. Vue sur l'océan et le volcan du Teide. Je vais en ville repérer les lieux, manger et boire quelques bières.
Vendredi 13
Je prends des notes sur des choses à faire et des spots sympas auprès de jeunes français ici depuis 2 mois. L'un d'eux est navigateur, il joue également de la guitare. Je me repose, ayant quelques heures à rattraper.
Samedi 14
j'ai des douleurs au ventre... l'eau ? Les bières ? Colopathie ? Je me repose donc encore un peu, rédige quelques cartes postales, puis je vais faire un tour aux piscines naturelles de Jover à quelques kilomètres du camping. Demain je devrais quitter le camping et rejoindre un sentier à La Esperanza. C'est un sentier sur les crêtes des premières éruptions. Il monte jusqu'à 2500 m d'altitude. Les nuits au Teide descendent à -10 degrés... Il risque de cailler sévère !
Dimanche 15 janvier
je prépare mon barda avant de quitter le camping . Je me rends à l'arrêt de bus afin de rejoindre tacoronte. Court passage, café con leche, bocadillo de lomo, une banane, une bouteille d'eau, un paquet de clope, un peu d'oseille au distrib, 2.90€ de commission de la banque pour un retrait de 50, et éventuellement des frais émetteur... Les affaires tournent bien pour certains.
Je rejoins le sentier dans les hauts de tacoronte, direction las lagunetas, une marche assez longue qui me mène à 1400 m d'altitude. Arrêt au bar, café, pâtisserie aux amandes. Le patron me propose de boire un cognac pour me réchauffer. Ils appellent cognac tout et n'importe quoi ici... Je lui explique que le Cognac c'est plutôt par chez moi qu'on le fait. Un alcool fort dans lequel ont macéré des agrumes, puis une liqueur au goût de figues. Il me demande si je vais au Teide et me prend un peu pour un branque, un amateur... Il m'indique finalement un abri sur la route à 1km, je note au cas où il se mettrait à pleuvoir. L'abri s'avère être une mini grotte avec quelques déchets, pas top... Il est 20h30, il fait nuit, je suis en mode lampe frontale, j'inaugure la puissance de ma nouvelle petzl tikka core. Pas de réseau mobile. Je checke ma carte rando offline et active mon gps. Je repère un point de croisement de sentier avec abris et eau à environ 3,5 km (1h). J'arrive enfin, il y a déjà une tente de planté. Il y a un GR à l'embranchement...
Montage de tente, boivage de eau, fumatage de clopinettes. Ça vente et ça caille !
J'aurais fait 17 km de montagne aujourd'hui... Je suis tout schlass !
Lundi 16 janvier
la nuit a été plutôt bonne, très calme, une légère brise dans les arbres qui s'embalait parfois. le couple de tchèques qui dormaient dans la tente ne parle pas un mot d'anglais et d'espagnol. Je croise deux autres tchèques qui vont à arona par le large chemin BC1, j'en emprunte une portion, je traverse toute la reserve de las lagunetas et de las palomas, ont dirait les vosges, ce versant n'est pas exposé au soleil, je monte à 1700 m d'altitude au niveau de la crête, sur la route de la Esperanza - qui mène au volcan du Teide, la pluie s'annonce. Une route descend sur l'autre côté de l'île en direction de Arajo, Guimar, je décide de l'emprunter. Je suis dans les nuages et la pluie, Arajo est à 2h30 à pieds, je tends le pouce jusqu'à ce qu'un couple de jeunes moldaves habitants Zürich s'arrête, ils me descendent à Guimar où ils vont visiter le musée de la Pyramide locale. Je reste un peu à Guimar, réfléchissant à un projet pour ce soir, finalement je descend jusqu'à son annexe côtière à Puertito de Guimar. Très sympa ! Je traine sur la place de la plage/piscine. Il est déjà 23h. Puertito est accolé à une reserve naturelle, j'y pose ma minuscule tente pour la nuit, à 25 m de l'océan. Très bel endroit.

EDIT: Cette même année a eu lieu un grave incendie de forêt à Tenerife, précisément à l'endroit de ma dernière grande randonnée sur l'île... Le paysage n'y sera plus le même avant longtemps.




Samuel.

Commentaires  

 
# RE: News from TenerifeElodie 17-01-2023 17:54
Génial de pouvoir te suivre j'adore... profite bien plein de bisous de nous 4
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# RE: RE: News from TenerifeALIEN57 06-11-2023 14:29
J'ai hâte de repartir !
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Samedi, 14 Janvier 2023 20:55

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