Les architectures de la peur

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Blog - Politique

13
Janvier
2026


L'autoritarisme contemporain n'a pas de visage unique. Il surgit en constellations dispersées, archipel de violences qui, sous des masques contradictoires, poursuivent une même œuvre : l'étouffement de ce qui, dans l'humain, aspire à s'élever. Les extrêmes droites, qu'elles brandissent la croix, le drapeau ou le fusil, ne se définissent pas tant par ce qu'elles proclament que par ce qu'elles traquent. Leurs cibles ne varient jamais : la jeunesse dans son insolence vitale, les femmes qui refusent l'assignation, les corps mêlés qui défient la pureté, les pacifistes qui osent imaginer autre chose que la guerre, toute cette effervescence humaine qui échappe à l'ordre, à la hiérarchie, à la peur. Leur antagonisme n'est qu'apparence. En vérité, elles se nourrissent l'une de l'autre, symétriques et complices dans leur haine partagée.

Le conflit entre Israël et le Hamas offre de cette symétrie un théâtre particulièrement lisible. Idéologiquement opposés, les deux camps tirent leur vigueur politique de l'existence de l'adversaire. Le Hamas prospère dans la ruine et dans le culte de la mort ; certaines franges de l'extrême droite israélienne trouvent dans cette violence l'alibi parfait pour durcir l'étau sécuritaire, marginaliser les voix de la paix et disqualifier toute politique fondée sur la coexistence. Que des figures comme Itamar Ben Gvir et Bezalel Smotrich occupent aujourd'hui le cœur du pouvoir israélien n'est pas un hasard. Opposants historiques aux accords d'Oslo, héritiers d'une tradition qui voyait en Yitzhak Rabin un traître, ils incarnent le refus ancien et tenace du compromis. L'assassinat de Rabin par un extrémiste israélien, nourri par ce climat de radicalisation, a marqué une rupture dont les ondes traversent encore la politique israélienne. Dans cette configuration, la paix devient l'ennemi commun, car elle menace à la fois le récit sacrificiel du Hamas et l'édifice colonial, sécuritaire, identitaire et religieux de l'extrême droite israélienne. 
Ainsi, les cibles du 7 octobre, cette jeunesse rassemblée dans une rave, corps dansants offerts à la musique et à la nuit, condensaient tout ce que ces forces abhorrent : la mixité, la liberté sexuelle, la culture mondialisée, la fête comme suspension de l'ordre, le pacifisme comme refus de la fatalité guerrière. Aucune intention consciente et documentée n'établit un calcul délibéré de laisser faire. Mais l'aubaine politique fut manifeste. La violence extrême permet à chaque camp de consolider son emprise en désignant les mêmes ennemis civilisationnels et en muselant ceux qui cherchent une issue hors de la guerre perpétuelle.

Aux États-Unis, la dynamique diffère mais converge vers des effets similaires. Le trumpisme, distinct de l'Amérique institutionnelle mais capable de la capturer partiellement, articule nationalisme, autoritarisme, christianisme politique et rejet frontal des contre-pouvoirs. Les courants MAGA, les nationalistes chrétiens, certaines milices et segments du complexe sécuritaire partagent une hostilité commune envers le féminisme, les mouvements antiracistes, les minorités sexuelles, la jeunesse urbaine cosmopolite. Là encore, la paix et le multilatéralisme sont vécus comme des menaces, car ils affaiblissent le récit d'un monde assiégé nécessitant un pouvoir fort, viril et vertical. Les excès culturels produits par le capitalisme libéral servent d'alibi permanent à ce durcissement, permettant de présenter l'autoritarisme comme une réponse morale au chaos.

En Occident, et particulièrement en France, la mécanique est différente mais produit des résultats convergents. Le libéralisme contemporain agit comme vecteur indirect de l'autoritarisme. Non par identité idéologique, mais parce que ses logiques génèrent des excès qu'il ne maîtrise plus et qu'il instrumentalise ensuite. En valorisant la compétition généralisée, le consumérisme et l'individualisme, il favorise l'émergence de formes culturelles spectaculaires et marchandisées, ainsi que des discours paradoxaux parfois présents dans certaines formes de féminisme ou d'antiracisme décolonial. S'y ajoutent des radicalités militantes déconnectées des réalités matérielles. Ces excès fournissent un matériau idéal aux forces réactionnaires, qui les brandissent pour dénoncer un prétendu chaos moral et légitimer des politiques sécuritaires et répressives.
Le pouvoir libéral illustre cette dérive par la répression des mouvements écologistes et des mobilisations citoyennes, la criminalisation de l'action militante et l'adoption de positions de plus en plus convergentes avec l'extrême droite sur l'ordre public. Certaines formes de convergence de luttes, parfois excessivement fantasmées ou confuses, facilitent une critique simplificatrice aussi bien de la part des libéraux au pouvoir que de l'extrême droite, affaiblissant les combats émancipateurs en les rendant caricaturables.

La Russie relève d'une autre configuration, celle d'un autoritarisme classique, vertical et répressif, où le contrôle étatique est direct et où toute contestation sociale, culturelle ou politique est neutralisée par la coercition et la propagande. Cette stratégie est renforcée par la légitimation implicite que lui offrent certains nationalistes ukrainiens à travers le récit de l’« opération spéciale », qui permet au Kremlin de justifier sa répression interne et sa posture agressive à l’international. Ici, il n’y a pas de symétrie paradoxale comme dans le cas Hamas-Israël, ni de vecteur libéral comme en Occident, mais le résultat final reste similaire : la marginalisation et l’affaiblissement des forces émancipatrices, de la créativité et de la liberté.

Dans toutes ces situations, les formes diffèrent mais la logique converge. Partout, la paix, l'émancipation et la culture vivante deviennent des menaces pour des systèmes de pouvoir qui ne survivent que dans la tension permanente. Le libéralisme, loin d'être un rempart automatique, se révèle profondément ambigu : il se présente comme protecteur des libertés tout en réprimant les mouvements qui contestent ses fondements économiques, et en recyclant certaines luttes culturelles de manière dépolitisée et marchande. Cette duplicité plonge les forces émancipatrices dans un paradoxe durable, prises entre la tentation d'une alliance tactique avec le libéralisme et la conscience que celui-ci contribue structurellement à leur neutralisation. De cette tension naît une méfiance nécessaire, car l'histoire récente montre que le libéralisme préfère composer avec l'autorité plutôt que de soutenir un humanisme réellement transformateur, dès lors que celui-ci remet en cause l'ordre établi.

Ainsi, quelles que soient leur religion, leur nation ou leur couleur politique, les extrêmes droites se nourrissent les unes des autres. Leur ennemi commun n'est pas un peuple ou une identité, mais l'humanité lorsqu'elle cherche à s'émanciper, à créer, à aimer et à vivre librement. Tant que la jeunesse, la culture ouverte, la mixité et l'universalisme continueront d'exister et de se réinventer, ces forces resteront fondamentalement fragiles. Leur pouvoir n'est jamais que le reflet temporaire du renoncement des sociétés à défendre ce qui fait leur dignité et leur liberté.


Isaac Andco

 

Pierre Lauvergnat (de Lattre de Tassigny)

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Généalogie - individu

08
Mai
2025

En ce jour de célébration de l'armistice, petite focale sur un individu de ma généalogie :

Pierre LAUVERGNAT - Garde du sel de Lusignan le 25 fevrier 1461. Lieutenant des Eaux-et Forêts. Juge de la Prévosté de Lusignan.


il est l'ancêtre de Jean de Lattre de Tassigny - Général de la 1ere Armée (1944-1945), Maréchal de France.





Les Archives et informations ne sont pas légions, nous sommes au 15e siècle...

NOTES : 

Enquête  faite  par  Pierre  Lauvergnat  et  par  Pierre  Pré- 
voust  licencié  en  lois,  commissaires,  pour  savoir  si  LaFougerie 
dépend  de  La  Barre  ou  du  Bois-Pouvreau ,  madame  de  La 
Barre ,  prenant  le  gariment  de  mss.  Jean  Beauchamp ,  prêtre. 

Guillaume  Bonneau,  demeurant  à  Pamproul,  dit  qu'il  sait  que 
l' hôtel  de  La  Fougerie ,  paroisse  de  Menigouste ,  sis  près  de  La  Bou- 
tinière ,  dépendait  de  la  seigneurie  de  la  terre  du  Bois-Pouvreau ,  et 
qu'il  était  tenu,  il  y  a  20  ans,  par  Guillaume  Amblart.  Robine 
Dabre ,  de  La  Botinère ,  qui  paie  pour  ce  5  deniers  de  cens  à  La 
Barre,  y  a  vu  aussi  mss.  Jean  Martin,  prêtre,  payer  un  denier  de 
cens ,  qu'après  sa  mort  a  continué  de  payer  Pemelle  Martine ,  sa 
sœur  et  héritière.  Pierre  Derevau  déclare  que  le  fermier  de  La 
Fougerie  fut  condamné  à  faire  moudre  au  moulin  de  La  Mousnerie , 
et  que  quand  celui-ci  prenait  des  bétes  en  leurs  méfaits  il  les  me- 
nait dans  les  prisons  de  La  Barre. 

scr: inventaire analytique du château de la Barre - Alfred Richard, Saint-Maixent - 1868

Abbaye de Valence 1480, 4 Juin. — Hommage rendu pour raison de l'hébergement de la Celle, ses appartenances et dépendances
 entre les mains de Pierre Lauvergnat licencié ex loix, seneschal de la terre et seigneurie de Cloué pour noble et puissant seigneur 
Artier de Vivousne, escuyer, seigneur de Fors et de Cloué, et à cause de sa terre de Cloué, par très révérend père en Dieu 
monseigneur l'évêque d'Evreux, abbé commendataire de l'abbaye de Valence….. Présent ad ce noble et puissant Morice de Vivousne,
escuyer, frère de mondit seigneur. 
Donné et fait audit lieu de Cloué le 4 juin 1480. (Original, abb. de Valence.)


Voir Base pierfit

 

Henri CONTRÉ - AGP - Pionnier de l'aviation

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Généalogie - recherches

27
Septembre
2024


Henri CONTRÉ


-Né le 15 décembre 1874 (mardi) - Poitou-Charentes - Mazières-Sur-Béronne, 79173, Deux-Sèvres, FRANCE
-Décédé le 23 janvier 1949 (dimanche) - Poitou-Charentes - Périgné, 79170, Deux-Sèvres, FRANCE, à l'âge de 74 ans

   

Jeanne de LA VOÛTE

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Généalogie - recherches

27
Septembre
2022

Ayant récemment consulté des données généalogiques suite à la perte d'un aïeul, je me suis replongé dans la généalogie de ma branche paternelle, et ce sont de belles perspectives qui m'ont été nouvellement données.
Louise Roy (ma quadrisaïeul), épouse de François Contré né le 4 janvier 1799 à Saint-Génard (79500) me permet de raccorder par ascendance directe une branche nobiliaire en les seigneurs de la Voûte de Saint Coutant (79120), la famille AGUE.

Jeanne de la Voûte : Enfant adultérin, elle est la fille du seigneur local, Louis AGUE Né en 1575, Décédé en 1639 à l'âge de 64 ans, Chevalier Seigneur de LA VOÛTE (Saint Coutant-79)

Jacques AGUE de LA VOÛTE (1612-1672), écuyer et seigneur de La Voûte est le parrain de son fils Jacques.

"Nai MARCHÉ Jacques, Saint-Vincent-La-Châtre BMS 1644-1740, 1 MI EC 152R443, p 11-Naissance - Saint-Vincent-la-Châtre, 79500, Deux-Sèvres, Nouvelle-Aquitaine, FRANCE Parrain : Jacques AGUE de LA VOÛTE, Ecuyer et chevalier Seigneur de La Voûte (Saint-Coutant-79) 1612-1672
Marraine : Gabrielle MARCHE Sources: BMS (1644-1740 ) page 12 - Acte de baptême de MARCHE Jacques - 1 FEB 1647 Nature : Fichier numérique, source certaine, registre commune : Saint-Vincent-la-Châtre"

Autre union officielle (avec Jacques MARCHÉ) Jeanne de LA VOÛTE est Marraine de sa nièce par Marie MARCHÉ : MOUSCHET Jehanne le 17/2/1645 Saint de Vincent La Châtre


Baptême de Louis Marché, un fils

Baptême de Louis Marché

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Baptême de MOUSCHET Jehanne


si l'on continue l'ascendance côté AGUE par Huguette VASSELOT voici ce que l'on trouve :

"Le mariage de René Vasselot avec Sibille de Montmorency est donné par La Chesnaye-Desbois, tome XII, 1778, p. 738.
Toutefois, le site Medieval Lands ne nomme pas Sibille parmi les enfants connus de Mathieu de Montmorency et de Jeanne de Brienne.
Ripault-Desormeaux, dans son Histoire de la maison de Montmorency, 1764, tome 1, p. 32, évoque bien une Sibille parmi les filles de Mathieu III mais précise qu'elle est "morte sans avoir été mariée".
Cette alliance me semble fortement douteuse." ( S.Jahan 14 ii 2020 - Voir note sur la base ROGLOIl y a également la coïncidence des dates - père de Huguette VASSELOT, (Guichard ou Jean ?)

Observations détaillées sur l'ascendance de Louis AGUE par VASSELOT proposée par la base pierfit

Côté mère, Louise de Chémerault, l'ascendance est assez passionnante, notamment par la famille d'Authon.


Voir aussi l'article AGUE/HAIG/HAGA sur les notes de Jean Luc Praud et une étymologie reprise sur le site wikimanche

Voir également les travaux de Clément de Vasselot, normalien, agrégé d'histoire : 
https://annalesdejanua.edel.univ-poitiers.fr/index.php?id=879
https://www.guillaumedesonnac.com/publications/colloque-2016/de-vasselot/


ATTENTION AU BING BANG de la base Pierfit !!!







 

 

Les LAMIRAULT de ROUEN

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Généalogie - recherches

31
Juillet
2023
Ces mois derniers j'ai travaillé de manière éparse mais non moins productive à la résolution d'une énigme consistant à raccorder la branche des LAMIRAULT du Rouennais dont est originaire ma famille, à celle de l'Orléanais, prestigieuse lignée s'il en est.

Partant de la possession d'un sceau ayant été fait reproduit par mon quadrisaïeul Jean-Baptiste CAILLOUËL (HUSSARD), et auquel tenait beaucoup mon père, j'en veux pour preuve la focale mise sur cette ascendance dans ses propres recherches généalogiques et ce malgré les ressources moins confortables et riches qu'il avait à sa disposition pour ses investigations (internet avant 1995), il était assurément au courant de la souche unique du patronyme puisque n'ayant pas fait de véritable lien avec Moise AMYRAULT, il avait pris la peine de faire une macro-photographie de ce sceau en y mentionnant sa parenté jusqu'à son dernier ancêtre connu en la personne de Jean-Baptiste LAMIRAULT, suivi d'une flèche indiquant, je cite :
"famille de Moïse AMYRAUT, disciple de Calvin, à l'origine de l'établissement du protestantisme en FRANCE" (papa avait une grande considération envers la religion réformée)

Il me restait donc alors à trouver le lien véritable avec ce Moïse originaire de Bourgueil...

   

Félix Vicq d'Azyr

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Généalogie - individu

07
Août
2024
Félix Vicq d’Azyr né le 23 avril 1748 à Valognes et mort le 20 juin 1794 à Paris, sous les toits du palais du Louvre où il résidait, est un médecin, anatomiste et naturaliste français. Il est considéré comme le fondateur de l'anatomie comparée et à l'origine de la théorie de l'homologie en biologie. Il est célèbre pour avoir été le médecin de la reine Marie-Antoinette. Il est à l'origine de la fondation de la Société royale de Médecine officiellement créée en 1778, afin de suivre et de prévenir les épidémies. On lui doit aussi d'importantes découvertes en neuroanatomie, notamment celle d'un faisceau reliant les corps mamillaires aux noyaux antérieur du thalamus, diverses structures cérébrales impliquées dans la mémoire, qui porte son nom (faisceau mamillo-thalamique de Vicq d'Azir). Il se montre critique à l'égard de la fumigation, très en vogue au XVIIIe siècle.

https://youtu.be/LqEj2mI16-c?si=K98MUiHb7jKsvLRK





L'union de David Guillaume CAILLOUËL avec Françoise QUILLET de Yvetot Bocage, baptisée à Valognes, est attestée par le petit carnet de vélin en ma possession, et reprenant la généalogie de la famille CAILLOUËL.

Baptême - Valognes (50), France
Marraine : Françoise VILLARD
Parrain : "Pierre" Jacques ROUXEL, Sieur de la Rousselière (1688) 1658-1698
Sources: BMS Valognes 1684/1692, cliché 188


Il sont les parents de Gil Jérôme Jean-Baptiste CAILLOUËL marié à Claude Catherine LAMIRAULT, tante du baron d'empire Félix DESPORTES de BLINVAL ET DE MONTMARTRE.

Ils sont les grands-parents de Guillaume David Mathurin CAILLOUËL, premier maire de Duclair le 14 février 1790 (76480, Seine-Maritime) - avocat au parlement de Paris.

CAILLOUËL:
Famille de "La veuve", emprisonnée à la bastille: Anne Le Febvre, veuve de Pierre Cailloué, imprimeur-libraire de 1679 à 1683, libraire de 1684 à 1694.
(affaire: SCARRON APARU A MADAME DE MAINTENON et les Reproches qu'il lui fait, sur ses amours avec Louis le Grand)

 

Jean Charles DURUY

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Généalogie - individu

27
Janvier
2024

Jean Charles DURUY (de la dynastie des DURUY de la manufacture des gobelins):
né vers 1712 décédé en 1765 à Paris et marié à Marie Jeanne Perrier le 23 août 1745 à Paris - ils sont les arrières-grands-parents de Louis Hyppolite DUVAL, né le 8 mars 1797 à Paris, sculpteur, et de Victor Jean DURUY né à Paris, le 11 septembre 1811. Normalien, maître de conférences à l’École normale, professeur d'histoire à l'École polytechnique, inspecteur général de l'Enseignement secondaire, il a publié des livres d'histoire pour les écoles et l'Enseignement secondaire. Ministre de l'Instruction publique de 1863 à 1869, il fut sénateur en 1869 et grand-croix de la Légion d'honneur ; il fut choisi par les cinq sections de l'Institut comme membre du Conseil supérieur de l'Instruction publique, de 1881 à 1886. Membre de l'Académie des Inscriptions en 1873, il fut élu à l'Académie des Sciences morales et politiques en 1879, et le 4 décembre 1884 à l'Académie française en remplacement de Mignet, et reçu par le cardinal Perraud le 18 juin 1885. Son Histoire des Grecs lui valut en 1889 le prix Reynaud de 10 000 francs. Mort à Paris le 25 novembre 1894.

 

 



Voir la thèse de doctorat:  Une histoire du XIXème : la biographie de Victor Duruy (1811-1894)
par Jean-Charles Geslot Sous la direction de Jean-Yves MollierSoutenue en 2003 à Versailles-St Quentin en Yvelines - (1239 pages)

Chapitre premier: une famille des Gobelins


Résumé: La figure de Victor Duruy (1811-1894) a traversé le XIXème siècle, dont il connut toutes les mutations, et dont il fut à la fois le témoin, le reflet et l'acteur. Grandi à la manufacture des Gobelins, auprès d'un père qui avait connu une réelle ascension sociale, il en hérite un véritable désir de promotion, que lui permet en partie de réaliser sa fréquentation de l'enseignement secondaire, au collège Sainte-Barbe puis à l'Ecole normale. Sous l'influence de Jules Michelet, il se tourne vers l'histoire et choisit l'enseignement. Sa carrière professorale connaît une évolution chaotique, au gré le plus souvent des changements politiques. Ses manuels d'histoire sont en bien des points d'un type nouveau et, avec la collaboration de son éditeur Louis Hachette, il se lance dans des collections d'ouvrages classiques et de vulgarisation historique qui connaissent un grand succès. Ministre de l'Instruction Publique de 1863 à 1869, il accomplit une oeuvre réformatrice à l'ampleur inégalée, et dont l'impact à court et à long terme est immense. Il agit dans tous les ordres d'enseignement, dans le sens d'une revalorisation des questions d'enseignement, d'une modernisation du système éducatif, d'une extension systématique des publics scolaires et d'un renforcement de la recherche. Victime des ambigüités politiques de l'Empire "libéral", il quitte le pouvoir en 1869, consacrant sa retraite à ses ouvrages historiques, qui lui valent, malgré leur classicisme hagiographique, une importante notoriété. Eminente figure de la République des lettres, il est trois fois membre de l'Institut, parrain de l'école méthodique et une référence pour les réformateurs républicains. C'est aussi un représentant de l'élite sociale, dont le mode de vie et les valeurs sont typiques de la bourgeoisie, comme de la génération romantique à laquelle il appartient. Les nombreux hommages qu'on lui rend à sa mort sont le signe de l'influence considérable qu'il aura eue sur son époque.

http://samuel.contre.free.fr/gene-sc/these-duruy.pdf

https://www.academie-francaise.fr/les-immortels/victor-duruy

Il s'agit de la branche de ma grand-mère paternelle Juliette DESSEZ par sa propre grand-mère, Angélique DUVAL, et dont Jean Charles DURUY est le trisaïeul. Elle était également enseignante.
Les grands-parents d'Angélique DUVAL, Toussaint Louis DUVAL et Marie Louise MARTIN, étaient tous deux issus de familles d'artistes de la manufacture des Gobelins tel que Victor DURUY donc.
Les liens familiaux s'expliquent ainsi par leur proximité dans l'exercice professionnel de leur famille respective, d'autant que souvent les familles résidaient sur place à la manufacture des Gobelins.

http://stace.melunor.free.fr/genealogie/fiches/fiche134.htm#f670

   

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