
L'autoritarisme contemporain n'a pas de visage unique. Il surgit en constellations dispersées, archipel de violences qui, sous des masques contradictoires, poursuivent une même œuvre : l'étouffement de ce qui, dans l'humain, aspire à s'élever. Les extrêmes droites, qu'elles brandissent la croix, le drapeau ou le fusil, ne se définissent pas tant par ce qu'elles proclament que par ce qu'elles traquent. Leurs cibles ne varient jamais : la jeunesse dans son insolence vitale, les femmes qui refusent l'assignation, les corps mêlés qui défient la pureté, les pacifistes qui osent imaginer autre chose que la guerre, toute cette effervescence humaine qui échappe à l'ordre, à la hiérarchie, à la peur. Leur antagonisme n'est qu'apparence. En vérité, elles se nourrissent l'une de l'autre, symétriques et complices dans leur haine partagée.
Le conflit entre Israël et le Hamas offre de cette symétrie un théâtre particulièrement lisible. Idéologiquement opposés, les deux camps tirent leur vigueur politique de l'existence de l'adversaire. Le Hamas prospère dans la ruine et dans le culte de la mort ; certaines franges de l'extrême droite israélienne trouvent dans cette violence l'alibi parfait pour durcir l'étau sécuritaire, marginaliser les voix de la paix et disqualifier toute politique fondée sur la coexistence. Que des figures comme Itamar Ben Gvir et Bezalel Smotrich occupent aujourd'hui le cœur du pouvoir israélien n'est pas un hasard. Opposants historiques aux accords d'Oslo, héritiers d'une tradition qui voyait en Yitzhak Rabin un traître, ils incarnent le refus ancien et tenace du compromis. L'assassinat de Rabin par un extrémiste israélien, nourri par ce climat de radicalisation, a marqué une rupture dont les ondes traversent encore la politique israélienne. Dans cette configuration, la paix devient l'ennemi commun, car elle menace à la fois le récit sacrificiel du Hamas et l'édifice colonial, sécuritaire, identitaire et religieux de l'extrême droite israélienne.
Ainsi, les cibles du 7 octobre, cette jeunesse rassemblée dans une rave, corps dansants offerts à la musique et à la nuit, condensaient tout ce que ces forces abhorrent : la mixité, la liberté sexuelle, la culture mondialisée, la fête comme suspension de l'ordre, le pacifisme comme refus de la fatalité guerrière. Aucune intention consciente et documentée n'établit un calcul délibéré de laisser faire. Mais l'aubaine politique fut manifeste. La violence extrême permet à chaque camp de consolider son emprise en désignant les mêmes ennemis civilisationnels et en muselant ceux qui cherchent une issue hors de la guerre perpétuelle.
Aux États-Unis, la dynamique diffère mais converge vers des effets similaires. Le trumpisme, distinct de l'Amérique institutionnelle mais capable de la capturer partiellement, articule nationalisme, autoritarisme, christianisme politique et rejet frontal des contre-pouvoirs. Les courants MAGA, les nationalistes chrétiens, certaines milices et segments du complexe sécuritaire partagent une hostilité commune envers le féminisme, les mouvements antiracistes, les minorités sexuelles, la jeunesse urbaine cosmopolite. Là encore, la paix et le multilatéralisme sont vécus comme des menaces, car ils affaiblissent le récit d'un monde assiégé nécessitant un pouvoir fort, viril et vertical. Les excès culturels produits par le capitalisme libéral servent d'alibi permanent à ce durcissement, permettant de présenter l'autoritarisme comme une réponse morale au chaos.
En Occident, et particulièrement en France, la mécanique est différente mais produit des résultats convergents. Le libéralisme contemporain agit comme vecteur indirect de l'autoritarisme. Non par identité idéologique, mais parce que ses logiques génèrent des excès qu'il ne maîtrise plus et qu'il instrumentalise ensuite. En valorisant la compétition généralisée, le consumérisme et l'individualisme, il favorise l'émergence de formes culturelles spectaculaires et marchandisées, ainsi que des discours paradoxaux parfois présents dans certaines formes de féminisme ou d'antiracisme décolonial. S'y ajoutent des radicalités militantes déconnectées des réalités matérielles. Ces excès fournissent un matériau idéal aux forces réactionnaires, qui les brandissent pour dénoncer un prétendu chaos moral et légitimer des politiques sécuritaires et répressives.
Le pouvoir libéral illustre cette dérive par la répression des mouvements écologistes et des mobilisations citoyennes, la criminalisation de l'action militante et l'adoption de positions de plus en plus convergentes avec l'extrême droite sur l'ordre public. Certaines formes de convergence de luttes, parfois excessivement fantasmées ou confuses, facilitent une critique simplificatrice aussi bien de la part des libéraux au pouvoir que de l'extrême droite, affaiblissant les combats émancipateurs en les rendant caricaturables.
La Russie relève d'une autre configuration, celle d'un autoritarisme classique, vertical et répressif, où le contrôle étatique est direct et où toute contestation sociale, culturelle ou politique est neutralisée par la coercition et la propagande. Cette stratégie est renforcée par la légitimation implicite que lui offrent certains nationalistes ukrainiens à travers le récit de l’« opération spéciale », qui permet au Kremlin de justifier sa répression interne et sa posture agressive à l’international. Ici, il n’y a pas de symétrie paradoxale comme dans le cas Hamas-Israël, ni de vecteur libéral comme en Occident, mais le résultat final reste similaire : la marginalisation et l’affaiblissement des forces émancipatrices, de la créativité et de la liberté.
Dans toutes ces situations, les formes diffèrent mais la logique converge. Partout, la paix, l'émancipation et la culture vivante deviennent des menaces pour des systèmes de pouvoir qui ne survivent que dans la tension permanente. Le libéralisme, loin d'être un rempart automatique, se révèle profondément ambigu : il se présente comme protecteur des libertés tout en réprimant les mouvements qui contestent ses fondements économiques, et en recyclant certaines luttes culturelles de manière dépolitisée et marchande. Cette duplicité plonge les forces émancipatrices dans un paradoxe durable, prises entre la tentation d'une alliance tactique avec le libéralisme et la conscience que celui-ci contribue structurellement à leur neutralisation. De cette tension naît une méfiance nécessaire, car l'histoire récente montre que le libéralisme préfère composer avec l'autorité plutôt que de soutenir un humanisme réellement transformateur, dès lors que celui-ci remet en cause l'ordre établi.
Ainsi, quelles que soient leur religion, leur nation ou leur couleur politique, les extrêmes droites se nourrissent les unes des autres. Leur ennemi commun n'est pas un peuple ou une identité, mais l'humanité lorsqu'elle cherche à s'émanciper, à créer, à aimer et à vivre librement. Tant que la jeunesse, la culture ouverte, la mixité et l'universalisme continueront d'exister et de se réinventer, ces forces resteront fondamentalement fragiles. Leur pouvoir n'est jamais que le reflet temporaire du renoncement des sociétés à défendre ce qui fait leur dignité et leur liberté.
Isaac Andco

Enquête faite par Pierre Lauvergnat et par Pierre Pré-
voust licencié en lois, commissaires, pour savoir si LaFougerie
dépend de La Barre ou du Bois-Pouvreau , madame de La
Barre , prenant le gariment de mss. Jean Beauchamp , prêtre.
Guillaume Bonneau, demeurant à Pamproul, dit qu'il sait que
l' hôtel de La Fougerie , paroisse de Menigouste , sis près de La Bou-
tinière , dépendait de la seigneurie de la terre du Bois-Pouvreau , et
qu'il était tenu, il y a 20 ans, par Guillaume Amblart. Robine
Dabre , de La Botinère , qui paie pour ce 5 deniers de cens à La
Barre, y a vu aussi mss. Jean Martin, prêtre, payer un denier de
cens , qu'après sa mort a continué de payer Pemelle Martine , sa
sœur et héritière. Pierre Derevau déclare que le fermier de La
Fougerie fut condamné à faire moudre au moulin de La Mousnerie ,
et que quand celui-ci prenait des bétes en leurs méfaits il les me-
nait dans les prisons de La Barre.
scr: inventaire analytique du château de la Barre - Alfred Richard, Saint-Maixent - 1868
Abbaye de Valence 1480, 4 Juin. — Hommage rendu pour raison de l'hébergement de la Celle, ses appartenances et dépendances entre les mains de Pierre Lauvergnat licencié ex loix, seneschal de la terre et seigneurie de Cloué pour noble et puissant seigneur Artier de Vivousne, escuyer, seigneur de Fors et de Cloué, et à cause de sa terre de Cloué, par très révérend père en Dieu monseigneur l'évêque d'Evreux, abbé commendataire de l'abbaye de Valence….. Présent ad ce noble et puissant Morice de Vivousne, escuyer, frère de mondit seigneur. Donné et fait audit lieu de Cloué le 4 juin 1480. (Original, abb. de Valence.)

Jacques AGUE de LA VOÛTE (1612-1672), écuyer et seigneur de La Voûte est le parrain de son fils Jacques.
"Nai MARCHÉ Jacques, Saint-Vincent-La-Châtre BMS 1644-1740, 1 MI EC 152R443, p 11-Naissance - Saint-Vincent-la-Châtre, 79500, Deux-Sèvres, Nouvelle-Aquitaine, FRANCE Parrain : Jacques AGUE de LA VOÛTE, Ecuyer et chevalier Seigneur de La Voûte (Saint-Coutant-79) 1612-1672





